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| Médecins |

Mesures de sécurité exceptionnelles pour un cas de suspicion d’Ebola (révélé négatif)

16
aoû
2019

Mesures de sécurité exceptionnelles pour un cas de suspicion d’Ebola (révélé négatif)


Mesures de sécurité exceptionnelles et procédure de transfert vers Anvers pour un cas de suspicion d’Ebola (révélé négatif): la Clinique Notre-Dame à Hermalle a accueilli ce mercredi 14 août un patient qui présentait plusieurs symptômes de la maladie Ebola. 


Arrivé peu après 4h du matin, le patient a été transféré vers midi à Anvers, un des deux hôpitaux de référence pour le traitement des patients souffrant du virus Ebola en Belgique. L’Institut de médecine tropicale a confirmé après 23h que les tests Ebola étaient négatifs, et que le patient souffrait d’une malaria dont il devrait se remettre prochainement.

 

Ce patient est un Belge ayant travaillé à Goma et rentré au pays début août. Arrivé peu après 4h du matin aux urgences, ce monsieur présentait quatre symptômes associés au virus Ebola. L’hôpital a dès lors contacté le médecin hygiéniste du CHC, puis le médecin de la cellule de surveillance des maladies infectieuses de l’AVIQ, et a déclenché la procédure de prise en charge des patients à risques, soit dans le cas d’une suspicion Ebola, la procédure NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique). La prise en charge, tout comme le transfert du patient, ont été réalisés dans le respect de mesures de protection maximales. 




 

En raison de son arrivée de nuit, le patient n’a heureusement été en contact avec aucun autre patient ou visiteur (pas de personne exposée). Le personnel de soins a immédiatement appliqué les mesures de confinement et adopté les équipements de protection qui s’imposent (masque, visière, lunettes, cagoule, bottes, gants), suivant la procédure NRBC testée régulièrement lors d’exercices. 

 

Le transfert du patient a suscité un peu d’animation en raison des mesures de sécurité déployées à l’extérieur de l’hôpital : outre les équipements des soignants, la procédure prévoit en effet le transport dans une ambulance militaire spécifique, avec un médecin à bord, un brancard qui permet de garder le patient sous confinement durant son transport, ainsi que la présence de la police militaire pour assurer au besoin la sécurité générale. 

 

Dès le transfert du patient, les procédures de désinfection ont été réalisées. La situation est rapidement rentrée dans l’ordre à la clinique Notre-Dame d’Hermalle, tout danger étant écarté pour les patients ou les collaborateurs. Ce cas, heureusement négatif, a confirmé la belle réactivité de l’équipe des urgences ainsi que la collaboration efficace de toute la chaîne d’alerte et de prise en charge.