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L'anesthésie chez l'enfant


L'enfant tolère mieux l'anesthésie et la chirurgie quand il y est préparé.

Ses parents jouent un rôle important pour le rassurer. Il est important qu'ils se renseignent sur l'intervention auprès de l'anesthésiste et du chirurgien en consultation pour en expliquer le déroulement à leur enfant. La plupart des anesthésies pédiatriques sont réalisées en hôpital de jour. Certaines le sont en urgence (appendicectomie, fractures, urgences vitales...).
 

Avant l'intervention

L'enfant est reçu en consultation d'anesthésie. Le but est de le rassurer avant son hospitalisation et qu'il fasse connaissance avec son anesthésiste et se familiarise avec les lieux (chambre, salle d'opération...). L'anesthésiste l'examine et effectue une anamnèse complète (présence d’allergie, d'asthme, de saignements, exposition au tabagisme, les éventuelles opérations antérieures...). En fonction des antécédents personnels ou familiaux, une prise de sang peut être réalisée pour éliminer tout risque de coagulation. Eventuellement aussi un électrocardiogramme ou une radiographie, mais c'est très rare.
 

Le jour de l'intervention

L'enfant doit être à jeun - les bébés suivent impérativement un jeûne de 4 heures pour le lait et 2 heures pour l'eau. Une demi-heure avant l'opération, l'anesthésiste lui administre un médicament le préparant à l'anesthésie (prénarcose), le plus souvent en intrarectal (comme un suppositoire). Cela l'aide à se détendre et à oublier les événements de la période péri-opératoire. Le risque de stress post-chirurgical est ainsi diminué.

L'enfant est ensuite amené au bloc opératoire en compagnie de ses parents. En salle d'opération, il respire des gaz anesthésiants via un masque. Les piqûres ne sont réalisées que lorsqu'il est endormi, de nouveau pour diminuer le traumatisme.

Afin de limiter les douleurs post-opératoires, l'enfant reçoit, en plus de l'anesthésie générale, une anesthésie loco-régionale en fonction du type d'intervention (bloc pénien pour une circoncision, anesthésie caudale ou péridurale pour une intervention abdominale basse, plexus ou bloc nerveux périphériques pour certaines fractures en urgence...).

Dans un souci de sécurité optimale, les techniques de surveillance sont identiques à celles de l'anesthésie générale chez l'adulte.

La sécurité de l'enfant est le premier objectif de l'anesthésiste. Il est primordial de suivre rigoureusement les instructions de l'anesthésiste concernant la prise de nourriture et de liquide. Des maladies mineures telles qu'un rhume peuvent parfois poser problème pour certains types d'anesthésie et de chirurgie. En ce cas, l'anesthésiste peut estimer préférable de remettre l'intervention à plus tard.
 

Après l'intervention

L'enfant passe en salle de réveil où l'anesthésiste et le personnel infirmier surveillent la récupération de ses fonctions vitales et traitent ses éventuelles douleurs et nausées. Le réveil peut être variable: certains enfants sont conscients et alertes en arrivant en salle de réveil; d'autres restent somnolents plusieurs heures après l'acte chirurgical. Mais en principe l'enfant retourne dans sa chambre auprès de ses parents le plus tôt possible (environ 15 minutes après l'intervention).

S'il est en hôpital de jour, l'enfant quitte la clinique quelques heures après l'acte chirurgical, après avoir bu, mangé et uriné. Les douleurs, nausées et vomissements éventuels doivent être correctement soulagés. Il ne doit pas y avoir de complications opératoires (hématomes, saignements...). Le lendemain, une infirmière de l'hôpital de jour contacte la famille par téléphone pour s'assurer des suites normales de l'intervention.
 

Même si l'enfant ne subit aucune chirurgie, un anesthésiste peut être consulté pour permettre un geste diagnostic ou un traitement douloureux sous anesthésie générale, afin d'éviter une expérience traumatisante à l'enfant. Il peut aussi être appelé à gérer une douleur, des problèmes respiratoires ou d'autres situations médicales aiguës.