Clinique Saint-Joseph

La clinique Saint-Joseph, à Liège, a définitivement fermé ses portes en mars 2020. L'activité a été transférée, au même titre que celle de la clinique de l’Espérance à Montegnée et de la clinique Saint-Vincent à Rocourt, à la Clinique CHC MontLégia.
 

Au sein du Groupe santé CHC, la clinique Saint-Joseph était le pôle de référence pour les services adultes lourds : oncologie, radiothérapie, coronarographie cardiaque, chirurgie abdominale lourde, neurochirurgie, orthopédie, radiologie et neuroradiologie interventionnelles, PET-scan, IRM, unité vasculaire... En tant qu'hôpital général de proximité, elle offrait à côté des services lourds l'ensemble des services habituels d'un hôpital : urgences, soins intensifs, chirurgie, médecine, gériatrie, consultations et services médicotechniques (anatomopathologie, médecine nucléaire, laboratoire, imagerie).

La clinique Saint-Joseph était la clinique du coeur de Liège, réputée pour la qualité des soins et la gentilesse du personnel. Elle comptait 335 lits et occupait un millier de personnes (membres du personnel et indépendants). 

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La clinique Saint-Joseph a fêté son centenaire en 2007. Une longue histoire, qui va du petit dispensaire à l'hôpital de référence.

 
A la fin du 19e siècle, la région liégeoise est en plein essor industriel et minier. Plus de la moitié de la population active est occupée dans l’industrie. Les mines sont exploitées pour la plupart par des sociétés importantes. Si la majorité des mineurs wallons le sont de père en fils, les ouvriers flamands et étrangers embauchés dans les charbonnages viennent le plus souvent du travail de la terre et sont une proie facile lors des nombreux accidents de mine (éboulements, explosions, …). Les pathologies les plus fréquentes sont l'éclatement des chairs et des os, l'amputation de membres, les plaies lacérées et incrustées de poussière de pierre et de charbon, celle-là même qui recouvre les poumons causant ainsi la silicose ou maladie du mineur.
 
1873
C'est dans ce contexte économico-social que, dès 1873, les soeurs de Saint-Charles Borromée organisent les soins et la charité pour une population démunie à l'Institut ophtalmique, un dispensaire alors situé rue Sainte-Marguerite. De nombreux mineurs de la région de Sainte-Marguerite, Glain et Ans viennent s'y faire soigner.
 
1875
Les soeurs construisent leur couvent rue de la Légia, pour être plus proches de l'institut.
 
1907
A l'instigation de la direction du charbonnage de Bonne-fin, soucieuse des possibilités d'hébergement de ses blessés, les religieuses de Saint-Charles Borromée créent le sanatorium Saint-Joseph. En 1907, la première pierre du sanatorium est posée. Celui-ci est situé rue Sainte-Marguerite, tout proche de l'institut ophtalmique, et compte 30 lits.

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1913
Première extension du bâtiment : l'aile A est érigée perpendiculairement au sanatorium de la rue Sainte-Marguerite. Saint-Joseph compte alors 60 lits. La première guerre mondiale fait augmenter la capacité à 80 lits.
 
1921
Création de l'asbl "Sœurs de Saint-Charles Borromée", propriétaire et gestionnaire de la clinique Saint-Joseph.
 
1927
Sous l’impulsion du Dr Paul Bonhomme, Saint-Joseph se dote du premier service de radiologie de la région.
 
1947
Deuxième extension de bâtiment : on construit un nouveau bâtiment (aile B) à l'angle de l'aile A. Il donne sur la rue de Hesbaye. Le nouveau bâtiment compte alors 2 étages et accueille les services de radiologie, urologie, physiothérapie, la maternité, le laboratoire, en plus des nouvelles unités d'hospitalisation. La capacité est portée à 120 lits.
 
1959-1962
Troisième extension : on ajoute deux étages sur l'aile B existante, avec une unité d'hospitalisation de neurochirurgie au 3e étage et un bloc opératoire de 4 salles au 4e étage. Dans le même temps, on construit une nouvelle aile C dans le prolongement de l'aile B. Cette nouvelle aile C abrite l'administration, le service d'urgences, des consultations, la médecine nucléaire et de nouvelles unités d'hospitalisation. La clinique compte alors 211 lits. L’entrée principale passe de la rue Sainte-Marguerite à la rue de Hesbaye.
 
1964
L'institut ophtalmique est englobé dans les bâtiments de la clinique. On développe un service de pédiatrie, on modernise la cuisine. La clinique compte 237 lits.
 
Un service de neurochirurgie ouvre (un des premiers de ce type en province de Liège).
 
1974-1976
Quatrième extension : l'aile D, au coin de la rue Sainte-Marguerite et de la rue Wacheray est érigée sur 6 niveaux. Elle accueille une partie de la cuisine (lave-vaisselle), la cafétéria, le neuroscanner, le nouveau laboratoire, la pédiatrie et des unités d'hospitalisation.
 
1977
Création de l'asbl "Clinique Saint-Joseph", organisme de gestion de la clinique.
 
1979
Cinquième extension : on ajoute un étage sur l'aile A existante pour accueillir l'unité d'hospitalisation "mère-enfant", 2 salles d'opération et les soins intensifs. La clinique passe à 284 lits.
 
1987
Jean-Luc Dehaene, alors ministre de tutelle, oblige les hôpitaux de moins de 150 lits à fusionner ou à fermer. La clinique Saint-Joseph fusionne avec la clinique Sainte-Elisabeth toute proche (située Montagne Sainte-Walburge). La taille et l'infrastructure de cette clinique de 70 lits obligent les gestionnaires à en décider la fermeture : l'activité et les lits seront rapatriés sur Saint-Joseph en 1993. Cette fusion constitue la première étape de l'expansion de la clinique Saint-Joseph.

1991
Fusion de la clinique Saint-Joseph avec la clinique de l'Espérance gérée par une asbl de médecins. Cette fusion donne naissance au Centre hospitalier Saint-Joseph – Espérance.
 
Le service de chirurgie abdominale s’inscrit comme pionnier de la chirurgie laparoscopique. C’est à Saint-Joseph qu’on a réalisé trois premières mondiales par laparoscopie : un reflux gastro-œsophagien en février 1991, une ablation totale de l’œsophage en juillet et une ablation totale du côlon en août de la même année. Technique déjà utilisée mais encore jamais testée sur ces types de problèmes.
 
1991 - 1993
Sixième extension : l'aile C est étendue jusqu'à la rue de la Légia en contrebas. Le nouveau bâtiment permet d'adapter les unités d'hospitalisation aux nouvelles normes. Elle accueille également des consultations sur deux étages, l'hôpital de jour chirurgical avec 3 salles d'opération et le lithotripteur.
 
1993
L'activité et les lits de Sainte-Elisabeth (avec laquelle Saint-Joseph a fusionné en 1987) sont rapatriés sur le site de Saint-Joseph qui compte désormais 319 lits.
 
Fusion du Centre hospitalier Saint-Joseph – Espérance avec la clinique Notre-Dame Waremme : le Centre hospitalier Saint-Joseph – Espérance – Notre-Dame est né.
 
1993-1997
Septième extension : l'aile B est étendue jusqu'au coin de la rue Wacheray. Le nouveau bâtiment abrite l'archivage médical, la radiothérapie, l'extension et la modernisation du service d'imagerie médicale, l’extension de la maternité (avec un nouveau bloc de 3 salles d'accouchement), la nouvelle unité de soins intensifs, l'extension et la modernisation du bloc opératoire et la stérilisation.
 
1996
La clinique Notre-Dame Hermalle rejoint les 3 cliniques Saint-Joseph, Espérance et Notre-Dame Waremme pour donner naissance à l’entité « Les Cliniques Saint-Joseph ».
 
La maternité de L'Espérance est transférée à la clinique Saint-Joseph.
 
1996-2000
Huitième extension : rehaussement de l’aile C sur 3 niveaux, l’aile B et l’aile A sur 1 niveau.
 
2000
Dernière extension : un bâtiment est construit rue Wacheray pour accueillir le nouveau service des urgences (aile W).   
 
2001
Création du Centre Hospitalier Chrétien (CHC) regroupant 6 cliniques : clinique Saint-Joseph, de l’Espérance, Saint-Vincent, Notre-Dame (Waremme), Notre-Dame (Hermalle-sous-Argenteau) et Saint-Elisabeth (Heusy).

2001-2002
Le service de pédiatrie de Saint-Joseph est transféré à la clinique de l'Espérance. Un service de gériatrie regroupant 24 lits est mis sur pied. La clinique compte alors 316 lits.
 
Dès 2003
Réflexion sur le regroupement des trois sites liégeois pour garantir la pérennité du CHC.

2004
Départ de l'activité cuisine vers l'UCP (Unité centrale de production) à Alleur.

2006
Transfert des services informatique, achats et infrastructures vers l'UAL (Unités administratives et logistiques) à Droixhe

Janvier 2006 
Décision de conseil d’administration du CHC de rassembler ses trois sites liégeois dans un nouvel hôpital sur un nouveau terrain.
 
2007
Saint-Joseph fête son centenaire. La clinique compte 335 lits et emploie un bon millier de personnes.
 
15 décembre 2008
Cautionnement de l'achat du terrain Patience et Beaujonc (ancien charbonnage) par le conseil d’administration du CHC.
 
Avril 2015
Transfert de la maternité de Saint-Joseph vers Saint-Vincent
 
Septembre 2015
Démarrage de la construction de la Clinique CHC MontLégia
 
Janvier 2019
Les dernières soeurs de Saint-Charles Borromée quittent la clinique Saint-Joseph et le couvent La Légia pour rejoindre la Résidence Saint-Charles à Landenne-sur-Meuse.
 
Janvier 2020
Le CHC (centre hospitalier chrétien) change de nom et rédéfinit son positionnement. Il devient le Groupe santé CHC. Nouvelles appellations pour les établissements du groupe, nouveau logo, nouvelle charte graphique et affirmation des valeurs.
 
20 mars 2020
Transfert des patients de la clinique Saint-Joseph vers la Clinique CHC MontLégia.

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